Aperçu
À quel moment devriez‑vous ensemencer vos superficies de cultures? En règle générale, il semble qu’il vaut mieux le faire tôt au Manitoba, mais pas trop tôt, en particulier dans le cas des plantes sensibles aux gelées printanières ou qui ont besoin d’un sol chaud pour germer.
Mise en garde : Lorsque l’ensemencement a lieu trop tôt, les cultures risquent davantage d’être exposées au gel printanier. Ces chiffres ne tiennent pas compte des pertes attribuables aux gelées précoces. Ils indiquent seulement le rendement moyen des cultures dont l’implantation s’est terminée au printemps (la dernière culture) et ne tiennent pas compte des pertes de rendement liées à la culture initiale, dans le cas d’un réensemencement. Pour interpréter correctement les chiffres, il faut également tenir compte de la probabilité qu’une culture particulière dans une région donnée subisse un gel printanier destructeur à certaines dates.

Rendement moyen par rapport à la date d’ensemencement (2010 à 2019)

Rendement moyen par rapport à la date d’ensemencement (2005 à 2013)

Figure 1
La figure 1 montre, pour chaque semaine d’ensemencement, le rendement relatif moyen d’une sélection de cultures produites au Manitoba, la moyenne ayant été calculée à partir des rendements déclarés à la Société des services agricoles pour la période de 2010 à 2019. L’axe vertical représente le pourcentage du rendement moyen, et l’axe horizontal, la semaine durant laquelle on a semé chaque culture.
Figure 2
La figure 2 montre, pour chaque semaine d’ensemencement, le rendement relatif moyen d’une sélection de cultures produites au Manitoba, la moyenne ayant été calculée à partir des rendements déclarés à la Société des services agricoles pour la période de 2005 à 2013. L’axe vertical représente le pourcentage du rendement moyen, et l’axe horizontal, la semaine durant laquelle on a semé chaque culture.
Rendement moyen par rapport à la date d’ensemencement (1989 à 2008)

Figure 3
La figure 3 montre, pour chaque semaine d’ensemencement, le rendement relatif moyen (en %) d’une sélection de cultures produites au Manitoba, la moyenne ayant été calculée à partir des rendements déclarés à la Société des services agricoles sur une période de vingt ans. L’axe vertical représente le pourcentage du rendement moyen, et l’axe horizontal, la semaine durant laquelle on a semé chaque culture.
La ligne verticale représente la quatrième semaine de mai. — À ce moment, le rendement potentiel de la culture du tournesol, du canola, du soja et des haricots comestibles n’avait pas beaucoup diminué, alors que celui des céréales de printemps, des pois et du maïs avait diminué pour s’établir à 85 % du rendement potentiel normal.
Rendement moyen par rapport à la date d’ensemencement (1981 à 2001)

1981-2001 : Superficie relative des cultures (en pourcentage)

Figure 4
La figure 4 montre, pour chaque semaine d’ensemencement, le rendement relatif moyen déclaré des cultures de blé roux de printemps, d’orge, d’avoine, de pois, de lin et de canola argentin, pour la période de 21 ans qui s’étend de 1981 à 2001 inclusivement. En général, plus les céréales étaient semées tôt, plus leur rendement était élevé. De plus, leur rendement diminuait plus rapidement que celui des cultures à feuilles larges pour chaque semaine où l’ensemencement était retardé. La prévalence croissante de maladies foliaires et d’autres maladies liées à un ensemencement tardif semble être le facteur principal qui limite le rendement des céréales semées plus tardivement.
Pour ce qui est des cultures à feuilles larges, un ensemencement trop précoce a conduit à une baisse de rendement comparativement à un ensemencement tardif. Cependant, l’ensemencement précoce a tout de même donné de meilleurs résultats que l’ensemencement tardif. Le principal facteur qui augmente le rendement des cultures à feuilles larges semées tôt est probablement la floraison plus précoce qui permet d’éviter davantage les vagues de chaleur estivales.
Figure 5
La figure 5 montre, de façon cumulative et à intervalles hebdomadaires, le pourcentage moyen de la superficie en acres de blé roux de printemps, d’orge, d’avoine, de pois, de lin et de canola argentin qui a été ensemencée durant la période de 21 ans qui s’étend de 1981 à 2001 inclusivement.
En moyenne, au moins 70 % de la superficie en acres de ces cultures au Manitoba a été ensemencée en un seul mois, soit en mai. Au moins la moitié des acres de blé roux de printemps, d’orge et de pois était ensemencée la deuxième semaine de mai ou, dans le cas de l’avoine, du lin et du canola argentin, la troisième semaine de mai. L’ensemencement de ces cultures était en grande partie terminé (90 %) durant la quatrième semaine de mai dans le cas du blé roux de printemps et des pois, et durant la première semaine de juin pour ce qui est de l’orge, de l’avoine, du lin et du canola argentin. Il convient également de faire remarquer qu’à la troisième semaine de juin, plus de 95 % de la superficie totale en acres de ces cultures avait été ensemencée.